Le choix d’une alimentation végétarienne à tendance végétalienne pour de jeunes enfants
Récemment, au sein de notre cercle relationnel, lors d’une rencontre nous avons fait la connaissance d’une jeune maman convaincue des bienfaits d’une alimentation végétale pour elle et ses deux jeunes enfants. Durant un temps, elle avait même privilégié une alimentation crudivore.
Avant même de connaître ses choix alimentaires, j’ai fait la rencontre de ses deux petits garçons, âgés de 5 et 8 ans. Et le constat m’a frappé de plein fouet : ils ne respiraient pas la santé.
👦 Leurs visages étaient pâles et légèrement émaciés.
🦴 Leurs articulations, notamment les genoux, étaient anormalement plus grosses que leurs mollets ou leurs cuisses.
📏 Le petit de 8 ans se tenait à côté d’un autre garçon de 6 ans, en pleine santé et très légèrement rond. Ils faisaient quasiment la même taille. Même si la taille ne veut pas tout dire, j’ai d’abord cru qu’ils avaient le même âge, alors qu’ils ont deux ans d’écart. J’ai toutefois pressenti qu’il y avait peut-être un problème.
🦷 Ce même garçon de 8 ans perdait progressivement ses dents de lait, mais ses dents définitives avaient de la difficulté à pousser.
Bien évidemment, cette mère adore ses enfants et est intimement convaincue de faire ce qu’il y a de mieux pour eux. Sûre de ses choix, elle a même cessé de consulter sa pédiatre, car celle-ci la mettait en garde et lui conseillait d’introduire de la viande dans leur alimentation. Afin d’éviter tout écart, elle prépare elle-même leurs repas pour l’école.
Lorsque j’ai constaté qu’il se situait à la limite inférieure des courbes de croissance, elle l’a justifié par un grave problème de santé survenu lorsqu’il avait 18 mois. Pourtant, la première impression que donnaient ses deux enfants et pas seulement le plus âgé, était celle d’une fragilité, avec un état évoquant certainement un début de dénutrition chronique.
Le grand mythe de l’équivalence des protéines
La théorie favorite des végétaliens affirme que les protéines végétales valent les protéines animales. Dans la pratique, c’est totalement faux. Ils pratiquent ce qu’on appelle le cherry picking, sélectionnant uniquement les études qui les arrangent. Pourtant, il y a plus de 50 ans, le célèbre naturopathe Robert Masson tirait déjà la sonnette d’alarme après avoir vu défiler dans son cabinet des patients végétaliens affaiblis, squelettiques, n’étant plus que l’ombre d’eux-mêmes.
Les promoteurs de ce régime comparent la teneur en protéines des graines crues et déshydratées avec la teneur en protéine de la viande fraîche.
🥩 La viande fraîche contient naturellement 65 à 75 % d’eau.
💧 Lorsque vous faites cuire des lentilles, elles se gorgent d’eau. Résultat : 100 g de lentilles cuites contiennent trois fois moins de protéines que 100 g de viande !
🌱 Le constat est exactement le même pour les graines germées de lentilles : l’apport en eau divise leur taux de protéines par trois.
⚖️ Concrètement, si un adulte a besoin de 300 g de viande par jour, il devrait ingurgiter 1 kg de lentilles ou de pois chiches cuits pour obtenir une quantité de protéines soi-disant équivalente.
Le soja et les antinutriments :
Pour compenser, beaucoup se tournent vers le soja. Ce n’est pourtant pas une bonne idée, d’autant plus que cette plante originaire d’Asie regorge d’antinutriments, notamment des antithyroïdiens et des phytohormones, qui agissent comme de puissants perturbateurs endocriniens. En donner à des enfants en pleine croissance relève de l’inconscience.
👧 Chez les petites filles, ces phytohormones ont tendance à accélérer l’arrivée de la puberté.
👦 Chez les jeunes garçons, elles ralentissent le développement masculin et peuvent même provoquer l’apparition de seins.
En plus de consommer principalement des protéines végétales, à l’exception de quelques œufs, ces deux enfants ne consomment ni gluten ni lactose. Ils boivent donc généralement des boissons végétales à base de soja, d’amande ou d’avoine, dont les qualités nutritionnelles sont loin d’égaler celles des produits laitiers.
La grande majorité des parents végétariens ou végétaliens ont eu la chance de grandir en consommant suffisamment de produits d’origine animale. Ils ont ainsi eu le temps de se construire une constitution solide avant de modifier leur régime alimentaire à l’âge adulte ; leurs enfants, eux, n’ont pas ce luxe. Même si certains peuvent sembler plus vigoureux et donner l’impression de faire exception, ces enfants grandissent souvent avec des os plus fragiles, un système immunitaire affaibli, une masse musculaire insuffisante et d’éventuelles difficultés cognitives.
Une physiologie humaine façonnée par des millions d’années sur la base de produits animaux
L’être humain est fait pour consommer des produits d’origine animale, tout simplement parce que notre ADN s’est façonné ainsi au cours des deux à trois derniers millions d’années. La transition d’une alimentation majoritairement végétale vers une alimentation progressivement plus riche en graisses et en protéines animales nous a notamment permis de développer nos capacités cérébrales et de devenir les Homo sapiens que nous sommes aujourd’hui.
Par ailleurs, depuis plus de 10 000 ans et encore plus depuis quelques décennies, notre alimentation s’est enrichie massivement en végétaux, en sucre et en glucides. Une forme de dégénérescence est ainsi en cours par rapport à nos ancêtres chasseurs-cueilleurs, qui possédaient une ossature, une musculature et même un volume cérébral plus importants.
Penser que l’on peut effacer cette génétique ancestrale d’un claquement de doigts, ou par la seule force de ses convictions, n’est malheureusement pas possible. Les conséquences, variables selon la vitalité de chacun, se manifesteront à court, moyen ou long terme.
🧬 Une génération humaine représente 20 à 25 ans. Il faut donc des centaines de milliers d’années pour observer une véritable adaptation génétique.
🦴Il y a plus de deux millions d’années, les premiers hominidés ont commencé à casser les os pour en extraire la moelle et le gras. Les fouilles paléontologiques regorgent de fosses remplies d’ossements autour des grottes familiales. Cette alimentation, majoritairement composée de produits d’origine animale, a non seulement développé nos aptitudes cérébrales et corporelles, mais elle nous a aussi permis de nous adapter à tous les milieux et à tous les climats.
Certains hominidés sont même devenus principalement carnivores, et les Homo sapiens que nous sommes sont devenus carnivores à tendance omnivore, selon les saisons et les climats. La sédentarisation, il y a moins de 10 000 ans, ainsi que les cultures massives de céréales, de légumineuses, d’huiles végétales et de fruits, nous ont certes permis de nous établir et d’augmenter notre population, mais elles ont brutalement changé nos habitudes alimentaires, avec tous les effets délétères bien connus de nos jours..
🩸 Sans produits animaux, nous développons une carence mortelle en vitamine B12. Ce n’est pas un hasard !
Notre Terre a connu une alternance de longues périodes glaciaires (environ 80 000 ans en moyenne) et de périodes interglaciaires plus courtes, d’environ 20 000 ans, comme celle que nous vivons aujourd’hui. Du fait de la prévalence de ces périodes froides, une grande partie de l’évolution humaine s’est déroulée dans des environnements où les végétaux comestibles étaient moins abondants, plus saisonniers et souvent difficiles d’accès, plutôt que dans un contexte d’abondance végétale permanente.
Dans les régions tempérées durant les phases glaciaires, il était impossible de compter uniquement sur les végétaux pour couvrir durablement les besoins énergétiques et nutritionnels. L’être humain ne peut d’ailleurs pas survivre en se nourrissant seulement de végétaux : il n’a ni la physiologie ni l’appareil digestif adaptés pour en extraire suffisamment d’énergie.
Nous ne possédons pas les caractéristiques digestives des herbivores, tels que la vache ou ses équivalents sauvages qui peuvent consommer de l’herbe ou même du lichen dans les climats les plus froids. Ces animaux disposent d’un système digestif spécialisé, capable de fermenter certaines fibres végétales et de les transformer en énergie, en graisse et en muscle. L’être humain, lui, est omnivore opportuniste à tendance carnivore une grande partie de l’année (saison froide) : son évolution s’est faite dans des contextes variables, mais fréquemment marqués par la rareté saisonnière des végétaux et par l’importance de ressources animales, notamment dans les milieux froids. Vouloir le transformer en herbivore serait aussi inadapté que de vouloir nourrir une vache avec de la viande (une pratique dont les conséquences sanitaires, avec les farines animales, sont bien connues).
Carences et agressivité systémique
Il y a un trait de caractère que je retrouve chez de nombreux végétaliens militants : une agressivité débordante dès que le sujet est abordé. Cette agressivité se manifeste dans les propos, la viande étant qualifiée de « cadavre » et les omnivores d’« assassins ». On pourrait se demander si ce comportement ne traduit pas certaines carences en nutriments ou en acides gras essentiels au bon fonctionnement du cerveau et du système nerveux. Toutefois, cette hypothèse demanderait à être étayée. En général, il vaut mieux s’abstenir de répondre, car la violence des propos risque alors de s’intensifier inutilement.
Je suis profondément d’accord sur le fait qu’il est intolérable de consommer de la viande provenant d’élevages industriels où les conditions de vie sont innommables. Il est évident qu’il faut arrêter de consommer des produits animaux issus de systèmes dépendants des cultures de céréales, de maïs et de soja, comme les volailles, les œufs, les produits laitiers et même le porc industriels. Ces monocultures végétales, qu’elles soient destinées à l’alimentation humaine ou animale, constituent une aberration écologique : elles participent à la destruction d’écosystèmes, à l’appauvrissement des sols et à la mort d’un nombre incalculable d’animaux sauvages.
Je vis près de champs de céréales et de vergers de pomme, et je vois chaque année une quantité d’insectes disparaître ainsi que des oiseaux souffrir du manque de nourriture. Heureusement que dans notre jardin-forêt en permaculture ces animaux sauvages trouvent une oasis. À l’inverse, des animaux élevés dans des prairies bien gérées contribuent à faire vivre les sols et les écosystèmes. De même, une alimentation diversifiée en légumes et réduite en glucides peut s’appuyer sur de petites exploitations maraîchères, souvent plus diversifiées et favorables à la biodiversité.
Les monocultures de céréales, de soja, de tournesol, de maïs ou de légumineuses sont à l’inverse de véritables déserts de vie. Nous l’observons chaque jour de notre fenêtre.
🧠 Notre cerveau a un besoin crucial en DHA (un oméga-3 assimilable sous sa forme animale).
🌿 Consommer des litres d’huile de lin, de cameline, de noix ou de colza ne sert à rien. Le corps humain est incapable de convertir efficacement ces oméga-3 végétaux en EPA et DHA.
Cette carence, couplée à l’épuisement progressif des réserves en vitamines B, en zinc, en choline et en magnésium, détruit notre santé à petit feu. De plus, les graines végétales vantées pour leurs minéraux contiennent des lectines et des antinutriments qui bloquent l’assimilation.
Pire encore, le système digestif s’atrophie. La présence de viande est le signal naturel qui ordonne à notre estomac de produire de l’acide chlorhydrique. Sans protéines animales, la production chute, le pH de l’estomac remonte, et la digestion devient difficile. Beaucoup de végétaliens finissent par développer des intolérances, qui rendent la consommation de bétaïne et d’enzymes digestives à chaque repas.
Un entourage pris au piège de ces croyances
Certains tempéraments, comme le mien, ont un besoin impératif de protéines animales pour conserver une bonne musculature et ne pas développer de carences. Notre ami, qui vit à présent avec cette personne végétalienne et qui a le même tempérament que moi, va diminuer radicalement sa consommation de viande. Passé 40 ans, voire 45 ans, la fonte musculaire risque de s’intensifier. Son système immunitaire risque de se fragiliser à cause des lectines, et cela aura certainement d’autres conséquences.
J’ai fait cette erreur de régime dans ma jeunesse. J’ai mis des années à m’en remettre, mais lui n’a plus 20 ans.
Lors de repas à la maison, je ferai ce que je fais toujours : je préparerai un repas de type Low Carb, réduit en glucides (composé de viande, de bonnes graisses, riche en légumes variés et en crudités) et j’ajouterai des féculents à part pour ceux qui en mangent. Je n’aborderai pas le sujet afin d’éviter le conflit ; je me contenterai d’observer, même si cela me désole.
Une génération d’enfants rois sous perfusion de sucre
Au-delà du végétalisme, c’est l’alimentation d’une majorité d’enfants qui m’inquiète. Trop de parents n’osent plus dire “non”. Les enfants en dessous de 10 ans qui sont venus chez nous cet été ont tous le même problème. C’est eux qui décident ce qu’ils mangent et c’est majoritairement des sources de sucre.
🍬 Les enfants sont shootés au sucre : bonbons, gâteaux, desserts sucrés.
🍟 L’assiette se résume à des féculents : pâtes, pain, riz, pommes de terre.
🌻 Le gras utilisé est inflammatoire (huiles de tournesol ou de colza).
Résultat ? Nous voyons fleurir une génération d’enfants hyperactifs, colériques, qui font des caprices à répétition et parlent mal à des parents épuisés, incapables de contrôler ces petits rois. J’ai un peu de mal à rester optimiste quant à l’avenir de ces jeunes.
Pour revenir à cette mère qui, du reste, offre une éducation bienveillante et très intéressante à ses enfants, j’espère qu’elle n’aura pas à voir se développer chez eux des dommages physiques irréversibles et que leur alimentation deviendra plus physiologique, avec de vraies protéines animales. La culpabilité qu’elle pourrait ressentir pourrait rendre n’importe qui malade.
Je ne jette pas la pierre aux parents, car éduquer est difficile. Même si certaines convictions ne sont pas compatibles avec la physiologie humaine, les aberrations liées aux conditions d’élevage rendent ces idéologies compréhensibles. Mais il existe d’autres modèles.
Une alimentation végétale dépendante des monocultures est elle aussi destructrice pour la vie sauvage et la biodiversité. Il est important de s’informer sur l’histoire de l’évolution du corps humain et sur ses véritables besoins. La science a fait beaucoup de progrès en ce sens. Les propos idéologiques et nutritionnels d’influenceurs éphémères peuvent conduire à bien des drames.
Conclusion : Le bon sens avant tout 🌟
Imposer une alimentation exclusivement végétale à des enfants en pleine croissance est une fausse bonne idée qui peut laisser des séquelles irrémédiables. Bien que les adultes soient libres d’expérimenter, nos tout-petits ont un besoin physiologique et vital de protéines animales pour s’épanouir. Au lieu de suivre aveuglément les dogmes, renouons avec le bon sens de notre évolution naturelle. Offrons-leur une assiette riche, rassasiante et véritablement adaptée à leurs besoins fondamentaux, afin de les voir grandir avec toute la force et la vitalité qu’ils méritent.

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