Le piège du libre choix pour éviter les tensions 🍭
Cette année, nous avons reçu la visite d’amis et de membres de notre famille ayant de jeunes enfants de 4 et 5 ans, pour des séjours de plusieurs jours. À chaque fois, nous avons observé la difficulté de faire manger les enfants. Et surtout, à quel point ce moment pouvait devenir, en un éclair, un véritable problème.
J’aime cuisiner des aliments bruts et de saison. Je privilégie une cuisine simple à base de protéines, de légumes et de crudités. Je propose aussi systématiquement un féculent et du pain bio au levain lorsque j’ai des invités. Cependant, au moment de passer à table, le fait que l’enfant décide de son propre menu m’a étonné au début. Je me suis vite rendu compte, en échangeant avec de nombreux parents, que c’était malheureusement devenu une situation banale et quasi quotidienne.
Le choix du menu est, en général, très simple : des pâtes avec du beurre, du fromage et de la sauce tomate industrielle (la sauce tomate maison étant apparemment beaucoup moins bonne au goût !). S’y ajoutent de la compote industrielle ou du yaourt avec de la confiture, des fruits, des jus de fruits, des biscuits, du chocolat et du pain. Les légumes, quelle que soit la façon dont ils sont cuisinés, sont à peine goûtés ou tout simplement refusés. À la rigueur, les légumes-fruits comme le concombre ou la tomate peuvent susciter un léger intérêt. Bref, il s’agit essentiellement de sucre sous différentes formes.
Le fait de laisser les enfants choisir leurs sauces préférées, comme la sauce tomate ou les vinaigrettes industrielles, les amène à ne consommer que des huiles végétales de graines (principalement de tournesol). Celles-ci sont particulièrement problématiques car beaucoup trop riches en oméga-6. Ils se retrouvent ainsi majoritairement carencés en graisses animales (pourtant plus saines et équilibrées) ainsi qu’en oméga-3, à un âge où ils sont en plein développement cérébral et nerveux.
Évidemment, pour des parents en visite, il est compliqué d’obliger l’enfant à quoi que ce soit sous peine de déclencher immédiatement cris et larmes. Mais, d’après ce que j’ai pu comprendre, cette dynamique où l’enfant décide de son menu est devenue très habituelle, même au quotidien.
Il est clair que pour un enfant en pleine croissance et en plein développement cérébral, ce déséquilibre (cet excès de glucides et de sucres, combiné à ce déficit en bonnes protéines et en bonnes graisses pourtant si vitales) va générer à court, moyen ou long terme, des carences et de nombreux problèmes.
Les conséquences d’un excès quotidien de sucre
En effet, cet excès de sucre (sous forme de glucides, de sucres ajoutés ou de fruits) avait des conséquences visibles et attendues sur le comportement des enfants :
- 💥 Il/elle devient hyperexcité(e), capricieux(euse) et totalement incontrôlable.
- 🎢 Il/elle subit des pics et des chutes de glycémie du matin au soir, qui dictent littéralement son humeur.
- 🔋 Il/elle déborde soudainement d’énergie, puis s’effondre en hypoglycémie, ce qui génère de la frustration et des pleurs.
- 🧠 Son système nerveux, qui ne sera mature qu’au début de la vingtaine, est privé des précieux éléments indispensables à son développement optimal.
Aujourd’hui, une génération entière de parents (souvent entre 30 et 40 ans) se retrouve à devoir lutter au moment de passer à table. Face à des enfants qui imposent leurs choix alimentaires à l’usure, ils finissent par céder, les nerfs à vif, pour éviter que chaque repas ne devienne un moment de stress intense. C’est un immense problème. Les enfants sont, d’une certaine manière, physiologiquement accros. Leur demander de choisir ce qu’ils mangent, c’est comme poser différentes drogues sur une table et leur dire de se servir. L’enfant est le jouet des décharges de dopamine dans son cerveau ; il n’a tout simplement pas la capacité de décider face à des aliments hyper-appétents et hyper-addictifs créés par l’industrie alimentaire. Dans un monde stressant et hyper-stimulant où la tentation alimentaire est omniprésente, il devient de plus en plus dur de lutter, et les parents se retrouvent souvent au bord de la fatigue chronique. Ils se résignent à se satisfaire que l’enfant ait au moins mangé quelque chose.
Dans les faits, un parent a pour mission d’apporter à son enfant ce dont il a véritablement besoin pour grandir et se développer, et non de lui donner en permanence ce dont il a envie ou ce qu’il réclame. Même si reprendre ce pouvoir est loin d’être facile face à une société de consommation où la tentation alimentaire est immense, l’important est d’y aller progressivement.
- 🛑 Prenez conscience de votre difficulté à dire “non”.
- 🛡️ Soyez progressivement plus fermes face aux publicités omniprésentes qui mettent en avant les pires produits.
- 🌱 Imposez des règles saines dès le plus jeune âge, quand vous avez encore l’autorité pour le faire.
🍔 Si vous l’habituez à manger de tout, ou du moins à tout goûter régulièrement (car le palais se développant, il ne faut pas partir du principe qu’un aliment non aimé ne sera jamais apprécié : il faut le reproposer souvent, cuisiné sous des formes différentes), une fois adolescent, il conservera cette base, même s’il s’accorde de temps en temps des fast-foods ou des “cochonneries industrielles”. L’habitude sera ancrée !
🥩”Mais tu ne manges pas trop de viande ?”
Cette question revient souvent lorsque nos invités constatent que nous mangeons de la viande à chaque repas. Consommer des protéines à chaque repas est nécessaire, mais il est tout aussi important d’en manger la juste quantité, sans excès. En matière de protéines, c’est la régularité qui compte, dans des proportions adaptées aux besoins de chacun, ce qui se mesure d’ailleurs précisément.
Mais ce qui m’étonne le plus, c’est qu’on puisse s’inquiéter de la quantité de viande, cet aliment ancestral, alors qu’on n’est pas du tout effrayé par la quantité de glucides et de sucres consommée chaque jour, en grand excès, par la grande majorité des enfants et des adultes.
Quand j’observe l’alimentation quotidienne autour de moi, ce que je trouve vraiment étrange, c’est qu’on ne se demande pas plutôt si l’on ne mange pas trop de sucres ou de sources de sucres !
- 🧃 Du sucre au réveil avec des jus de fruits, des céréales, du pain, de la confiture, du miel ou des pâtes à tartiner.
- 🍎 Un en-cas en début d’après-midi avec encore du pain et des fruits.
- 🍝 Des féculents ou du pain pour clore la journée le soir.
L’une de mes invitées m’a expliqué manger peu de viande et de poisson, mais énormément de légumineuses pour compenser. Mais les protéines végétales sont loin d’être aussi intéressantes que les protéines animales. D’ailleurs, le plus souvent, la teneur en protéines annoncée pour les légumineuses est calculée sur les graines sèches, avant cuisson. De plus, contrairement à la viande, les légumineuses sont très riches en glucides, ce qui augmente encore la consommation de sucre !
Comparaison entre protéines animales et végétales une fois cuite dans l’assiette :
- 🥣 100 gr de lentilles cuites n’apportent que 8 % de protéines.
- 🍗 100 gr de viande cuite en contiennent environ trois fois plus.
- ⚖️ Pour avoir un équivalent honnête, il faudrait comparer la matière sèche : on obtiendrait alors environ 25 % de protéines dans les légumineuses contre près de 80 % dans la viande séchée.
La composition quotidienne de mon alimentation 🥦
Partout où je vais, j’observe comment les gens se nourrissent. Ce que je remarque en premier, c’est que non seulement je mange beaucoup plus de légumes qu’eux, mais j’en consomme aussi une bien plus grande variété. De plus, je ne mange pas systématiquement les mêmes légumes, ni uniquement mes préférés tout au long de l’année : je respecte les saisons et ce qui est produit localement.
Pour bien respecter cette rotation, je ne consomme aucune conserve ni aucun légume congelé. Je me contente de ce que les petits producteurs proposent sur le marché chaque samedi matin.
Cuisiner majoritairement à partir de ce qui est produit localement me permet de ne faire mes courses qu’une seule fois par semaine. Ainsi, je réduis au strict minimum mes passages au supermarché, et, en général, ce n’est même pas pour y acheter de l’alimentaire. C’est ce qui me garantit une alimentation composée en très grande majorité de produits bruts et non transformés.
- 🕰️ Je fais seulement deux repas par jour : un premier vers 8h-9h et un second vers 18h. J’attends donc une dizaine d’heures entre les deux, sans aucune difficulté.
- 🥩 Je mange en moyenne 120 à 150 gr de viande par repas, soit environ 240 à 300 gr par jour. C’est une quantité tout à fait comparable à celle d’un omnivore classique.
- 🥕 Je ne consomme aucun féculent, ni céréales, aucun produit laitier ni dessert lacté, mais une véritable abondance de légumes. Les seuls produits laitiers que je m’autorise sont la crème fraîche, le beurre ou quelques fromages affinés lors de repas festifs, et encore, je les y incorpore de moins en moins souvent.
J’en consomme ainsi moins de deux fois par mois. Comme c’est occasionnel, j’accorde une grande importance à la qualité. Je choisis des produits laitiers uniquement issus d’animaux nourris à l’herbe, et j’évite ceux provenant d’élevages dépendants des cultures céréalières, de soja et de maïs. En de rares occasions (quelques fois par an), il m’arrive aussi de manger du pain de qualité aussi.
En matière de glucides, en hiver, j’aime de temps en temps manger du butternut rôti ou encore un velouté de butternut. Je trouve ce légume, certes glucidique, absolument délicieux.
🍓 Je ne consomme des fruits qu’en été, et toujours de manière raisonnée (bon, il m’arrive de me laisser un peu aller lors de fortes chaleurs, mais je rééquilibre dans les jours qui suivent). Ils proviennent directement de mon jardin-forêt ou de chez une amie productrice bio.
C’est d’ailleurs dans cet esprit de respect des saisons que j’aborde les fruits. Je ne les mange que lorsqu’ils sont mûrs. Je me sers directement sur les arbres et les buissons fruitiers. Je ne consomme aucun fruit conservé en chambre froide. Je les refuse aussi congelés ou transformés en confiture. Je les savoure uniquement sur l’arbre, ou alors à peine cueillis. Quand il n’y a plus de fruits au jardin, je n’en mange plus. Ce qui fait ainsi, chaque année, une longue pause.
🍫 Mon petit plaisir, c’est le chocolat noir. Cependant, je ne veux plus en consommer tous les jours, ni même toutes les semaines. Je pourrais vite en devenir accro. Je choisis donc du chocolat noir bio autour de 80 %. Je me limite à chaque fois à un carré à la fin du repas.
L’objectif de la flexibilité métabolique :
Avec cette routine et ces choix alimentaires, mon carburant principal est le gras. C’est exactement comme pour nos ancêtres. Je ne fonctionne plus en permanence au glucose.
Grâce à la grande diversité de légumes que je mange, je couvre quotidiennement la quantité de glucides dont mon corps a réellement besoin.
Mon énergie est stable et constante. Je ne subis aucune montagne russe glycémique. Je n’ai donc aucune fringale en dehors de mes deux repas. Je n’ai plus besoin de prendre un aliment sucré pour éviter une chute d’énergie due à l’hypoglycémie.
Durant la saison froide, mon alimentation se rapproche d’un mode cétogène non strict. Je m’autorise en effet, sans problème, des repas festifs contenant des glucides.
En été, et d’autant plus lorsqu’il fait chaud, mon corps arrive à nouveau à utiliser le sucre des fruits comme carburant transitoire. Il le fait très bien, sans pour autant perdre sa capacité à utiliser efficacement le gras. Le fructose accumulé dans mon foie sous forme de graisse sera déstocké dès que je cesserai d’en manger. Du fait que je ne consomme pas de sucre ajouté, je n’ai pas d’autres sources de fructose dans mon alimentation. En effet, le sucre ajouté contient 50% de fructose, ce qui est vraiment un problème pour une molécule que nous n’étions pas censé manger toute l’année. Ainsi, ce processus de déstockage peut réellement avoir lieu en hiver.
Le gras est notre principal mode de stockage d’énergie. Il est donc crucial de savoir l’utiliser en toute saison. Aujourd’hui, mon corps est de nouveau capable de fonctionner avec ce carburant ancestral, une capacité qu’il avait perdue. Au début la transition aura durée plus d’un an, la mesure quotidienne de ma glycémie et de mes cétones, m’a permis de voir que cette flexibilité métabolique demande un certain temps pour revenir. A présent, je n’ai plus besoin de prendre des mesures tout le temps, je sais comment mon corps réagis à mon alimentation.
Le résultat de cette flexibilité métabolique retrouvée ? Je ne prends plus de poids quand je mange des fruits en été. Mon poids reste parfaitement stable.
A 52 ans, j’ai le même poids qu’à mes 20 ans. Je n’ai pas de bouée autour du ventre, pas de prédiabète, ni de résistance à l’insuline, et je ne ressens pas ma vitalité baisser, mes analyses régulières sont bonnes.
C’est vrai, la première année, ce n’est pas facile de tendre vers une alimentation qui permet de retrouver une vraie flexibilité métabolique. Enfants, nous avons été littéralement mis sous perfusion de sucres et de glucides. Revenir à un fonctionnement équilibré n’est donc pas évident. Mais cela vaut tellement le coup !
Rappel : 3 millions d’années d’évolution 🦴
Pour beaucoup de personnes, ce que mangeaient nos grands-parents et nos arrière-grands-parents constitue une alimentation ancestrale. On a l’impression qu’ils mangeaient déjà beaucoup de sucre et de glucides, et qu’ils s’en portaient bien.
On oublie souvent que la quantité de sucre qu’ils consommaient était infiniment inférieure à la nôtre, qu’ils consommaient des graisses animales et des produits animaux de qualité, et qu’ils n’étaient pas exposés à cette surconsommation de produits sucrés, de produits transformés et d’huiles de graines, si riches en oméga-6, qui se sont imposées depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Jamais, dans toute l’histoire de l’humanité, nous n’avons consommé autant de sucre et de glucides. Notre alimentation industrielle moderne existe tout au plus depuis une cinquantaine, voire une centaine d’années.
Quant à l’agriculture, apparue il y a 10 000 à 12 000 ans, elle ne représente qu’une infime goutte d’eau à l’échelle de l’histoire de l’humanité, qui s’étend sur 2 à 3 millions d’années. Ainsi, pour comprendre sur quelle alimentation l’être humain est devenu ce qu’il est, il ne faut pas raisonner en termes de centaines ou de milliers d’années, mais de centaines de milliers d’années.
Durant la plus grande partie de notre évolution, la physiologie et les capacités cérébrales humaines se sont construites autour des graisses et des protéines animales, complétées par des végétaux, des racines et quelques baies saisonnières.
Tout comme une vache est physiologiquement conçue pour manger de l’herbe, je consomme ce que mon espèce a mangé pendant des millions d’années : des végétaux et des produits animaux bruts, non transformés. Même si les végétaux cultivés et les animaux d’élevage actuels diffèrent de beaucoup de ceux d’il y a 100 000 ans (à l’exception peut-être du poisson sauvage), je m’approche au plus près des besoins fondamentaux de ma biologie.
L’alimentation végétale et l’illusion de l’écologie 🌍
L’autre grand argument que l’on m’oppose est celui de l’écologie. Pourtant, une alimentation végétale fondée principalement sur les céréales et les légumineuses repose, selon moi, sur un modèle profondément anti-écologique.
Il me suffit de faire quelques pas hors de chez moi pour le constater.
🌾 Les immenses champs de céréales voisins sont devenus des terres mortes. Après la récolte du blé, le sol reste nu, brûlé par le soleil et appauvri en vie. L’eau de pluie ne s’y infiltre plus correctement : elle stagne à la surface, formant de tristes mares. Même histoire pour les immenses champs de pommiers. Et que dire de cette utilisation massive d’intrants chimiques !
🏡 À quelques mètres de là, dans mon jardin couvert d’herbe et d’une grande diversité de végétaux, le sol regorge de vie : bactéries, insectes, vers de terre… L’eau y pénètre en profondeur et nourrit réellement la terre.
Aujourd’hui, on recommande souvent la viande de poulet plutôt que le bœuf. Pourtant, les poulets élevés en hangars (comme les poules pondeuses) sont majoritairement nourris avec des céréales, du soja et du maïs. Il en va de même pour les produits laitiers issus de vaches élevées dans des systèmes industriels.
Ces céréales proviennent des mêmes monocultures intensives qui appauvrissent les sols, détruisent la biodiversité et font disparaître une partie de la petite faune qui vivait autrefois dans nos campagnes et nos forêts. Penser que manger des œufs sauve la planète est, à mes yeux, une vaste illusion.
Qu’il s’agisse de nourrir les humains ou les animaux d’élevage, les grandes monocultures de fruits, de céréales, de légumineuses et d’oléagineux constituent une véritable catastrophe écologique. Chaque année, elles coûtent la vie à un nombre incalculable d’animaux, d’insectes, d’oiseaux, de batraciens et de rongeurs sauvages. C’est une véritable hécatombe.
C’est aussi pour cette raison que je me suis tourné vers une alimentation composée d’une très grande diversité de légumes issus du maraîchage et de produits animaux provenant d’animaux nourris à l’herbe.
Remettre les animaux au pâturage :
La véritable solution écologique consiste, selon moi, à remettre des animaux sur les pâturages.
- 🐄 Les ruminants consomment l’herbe qui pousse naturellement et la transforment en graisse et en muscle, sans dépendre nécessairement des cultures céréalières intensives.
- 💩 Leurs déjections participent au réensemencement des sols en bactéries et en matière organique, contribuant ainsi à leur redonner vie.
- 💨 Plusieurs études montrent aujourd’hui que le pâturage peut contribuer à stocker du carbone dans les sols, à condition qu’il soit mené dans de bonnes conditions.
C’est probablement une orientation que nous serons contraints de prendre lorsque certaines terres agricoles, épuisées par des décennies de monocultures, ne pourront plus produire durablement.
Conclusion : Le retour au bon sens et à la simplicité alimentaire ! 🚀
Il est facile de considérer comme normale une alimentation moderne largement fondée sur le sucre, les produits céréaliers raffinés et les aliments ultra-transformés. Pourtant, le fait qu’un mode d’alimentation soit devenu courant ne signifie pas nécessairement qu’il soit adapté à nos besoins physiologiques.
Retrouver une alimentation plus cohérente commence par revenir à des aliments bruts, locaux, et consommés au rythme des saisons : des légumes variés, des protéines et des graisses animales ainsi que des baies et quelques fruits l’été.
Revenir à une alimentation plus simple, plus nourrissante et davantage en accord avec notre physiologie, c’est donner à notre corps des conditions plus favorables pour retrouver de l’énergie, mieux gérer la faim et fonctionner durablement. Ce n’est pas un retour en arrière : c’est un choix de lucidité et de bon sens.
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